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 tired of waiting for you (pv. King)

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MessageSujet: tired of waiting for you (pv. King)   Mar 6 Déc - 18:58

Le transfert dans la zone de retour du portail du Central fut un véritable soulagement pour Carolina, qui se frotta énergiquement les yeux. Elle était complètement crevée. En deux heures de temps, elle avait enchaîné un nombre assez impressionnants de matchs d'arène et elle n'en pouvait absolument plus. Ce fut donc en bâillant bruyamment et en s'étirant un bon moment qu'elle sortit tranquillement de la zone qu'elle occupait. Cet enchaînement de matchs l'avait vraiment vidée d'énergie mais, au moins, elle avait pu retrouver ses chers et tendres Pokémon. Lakmécygne lui manquait souvent. Et Déflaisan aussi, mine de rien, même si elle était beaucoup trop protectrice – parfois, elle se demandait si sa mère ne la lui avait pas donnée simplement pour surveiller ses fréquentations. Il fallait dire aussi que ses parents n'appréciaient pas forcément ses amis. Surtout un certain commissaire personnage de Tekken surnommé King. Depuis qu'elle était toute petite, elle traînait dans ses pattes, au grand malheur des parents Jacobson qui voyaient en Dwight Collins un simple orphelin pas très net, adepte de la baston à mort, en plus. Pas bon du tout pour leur petite Carolina adorée. Tu parles.

La brunette prit le temps de retirer l'espèce de grosse fleur bleue qui retenait ses cheveux en un chignon sur le côté de sa tête et laissa sa crinière retomber en grosses boucles sur ses épaules avec un petit soupir soulagé. Elle irait se changer plus tard, pour le moment elle avait une flemme énorme. Elle se contenta simplement de déboucler son harnais et de laisser les bretelles tomber de chaque côté de ses cuisses – mine de rien, cette saloperie lui compressait la poitrine, et c'était foutrement gênant. Il faudrait qu'elle pense à le faire régler. Surtout qu'elle prenait une ou deux tailles de bonnet en plus dans son jeu, alors imaginez un peu l'inconfort... Mais passons un peu ces problèmes d'ordre technique purement féminins... Et intéressons-nous plutôt au susnommé King. Peut-être qu'il était dans son jeu. Ce fut d'ailleurs ce qu'on lui confirma quand elle posa la question, et une petite moue hésitante apparut sur son visage. L'attendre au risque qu'il l'envoie chier parce qu'il s'était fait latter la tronche, ou rentrer dans la chambre qu'ils partageaient de toute façon, et se faire engueuler quand même ? Bah, autant l'attendre, l'orage passerait plus vite, au moins.

« Caro, t'es vraiment stupide parfois... » murmura-t-elle pour elle-même en s'appuyant contre le mur, les bras croisés sous sa poitrine, ses yeux bleus fixés sur la porte qui donnait accès à la zone de retour. Non mais sérieusement. Elle était absolument certaine qu'il l'enverrait chier, mais elle attendait quand même. L'amour rend aveugle, dit-on ?
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MessageSujet: Re: tired of waiting for you (pv. King)   Mar 6 Déc - 19:46


Le pire des scénarios pour un personnage de Tekken, c'est quand le joueur se décide de s'entraîner avec son personnage fétiche. Parce qu'arrive le moment de choisir l'adversaire qui devra être en mode attaque tout le temps et qui se fera laminer à tout bout de champ pendant que le joueur humain tente de maîtriser des prises qu'il finira éventuellement par réaliser en appuyant n'importe comment sur les touches de sa manette de console. King détestait ces jours là. Parce que, non seulement il devait aller dans la Game Space, mais en plus, il savait qu'il allait se faire latter la gueule parce que quand le joueur joue en mode 'entraînement', et ben, il ne pouvait pas contre attaquer. En gros, il servait de punching bag vivant. Qu'ils sont cruels les humains, des fois !

Et, une chose. C'est quand le joueur décide de s'entraîner avec Yoshimitsu. Si, l'espèce de monstre au sabre katana. Et qui fait de la magie. Non, décidément, cette séance de gaming avait été véritablement pourrie pour le commissaire du Central, et, il ne rêvait que d'une seule chose, revenir au Central pour aller se soigner et se reposer. En général, le joueur ne passait pas plus de quelques heures par jour à jouer – apparemment, c'était un étudiant, donc forcément, fallait étudier. De là, il devait simplement passer quelques heures le visage pris dans le masque de jaguar. Ceci dit, lorsque le joueur finit par éteindre la console, que Yoshimitsu retira son masque et s'excusa des blessures causées par son katana... King n'émit qu'un grognement énervé et frustré. Le corps lacéré de coupures et d'autres marques, refusa de serrer la main du monstre vert, et retourna immédiatement vers la plate-forme de retour vers le Central.

Sa queue allant de droite à gauche de façon violente, trahissant son agacement, il ne commença même pas à tripoter le masque de jaguar qui s'était fusionné avec son visage – comme à chaque fois qu'il le mettait, et, se grattant entre les oreilles – la fourrure, ça tient chaud bordel – il revint à la plate-forme de jeu. Pour découvrir une Carolina qui l'attendait de pied ferme. Sa queue fouetta l'air, alors qu'il défaisait les fermetures qui retenaient ses poings. Il aperçut une blessure ouverte, et, pendant que le Yoshimitsu le dépassait, à moitié désapé, et prêt à rentrer chez lui, il émit un grognement mécontent. Il leva le bras pour passer sa langue de félin sur la blessure, avant de sentir les différents coups sur les épaules et le dos. Oui, non, il ferait mieux de passer à l'hôpital. Cependant, voyant que Carolina semblait l'attendre lui et personne d'autre – pas le Yoshimitsu, en tout cas, il venait de se barrer – il tourna le visage vers elle. Ses yeux verts de jaguar la toisèrent quelques instants pendant qu'il grognait. Putain que c'était chiant ce masque dès qu'il revenait au Central et qu'il ne l'enlevait pas, impossible de se faire comprendre – y avait pas de fichus sous-titres au Central ! Elle pouvait pas le laisser tranquille, la minette ? Lui lâcher un peu les baskets ?

Sa queue fouetta à nouveau l'air, d'un geste brutal, et il déposa les protèges poings, avant de saisir le bord de la table. Il sentait la morsure des différentes coupures. Ca venait quand l'adrénaline baissait : c'était dans les cas comme ça qu'il était jaloux des dresseurs pokémons qui n'avaient qu'à retourner leur casquette pour revenir à la normale. Ils ramenaient même pas leurs pokémons au Central. Fallait qu'il mette son corps en travers du mal à chaque fois, et ça commençait à bien faire. Mais alors, en mode entraînement, c'était pire que l'horreur. Il sentit une main sur son épaule. Retroussant les babines, il émit un rugissement en repoussant violemment la main de la demoiselle. Qu'elle lui foute la paix, bordel ! Il montra les crocs, babines retroussées avant de lâcher la table, et tourner le dos à Carolina. Il lui aurait gueulé de le laisser tranquille, mais avec ce fichu masque il n'avait pas le droit d'utiliser ses cordes vocales. Merde.

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MessageSujet: Re: tired of waiting for you (pv. King)   Mar 6 Déc - 23:17

Carolina commençait sérieusement à envisager l'option « rentrer chez soi pour se foutre sous la couette » quand la petite musique, caractéristique d'un retour du Game Space, retentit dans la zone de retour. La jeune femme se redressa sans pour autant décroiser les bras, ses yeux bleus fixés sur la silhouette de King qui s'approchait. Ah. Ouais. Mal en point. Et vu comment sa queue de jaguar battait l'air, il n'était vraiment pas de bonne humeur. Bah, tant pis, elle allait se faire éjecter. Comme d'habitude. Ouais mais voilà, elle était têtue la petite Carolina, et il était hors de question qu'elle le lâche avant d'avoir pu lui tirer quelques mots – à défaut d'une conversation civilisée.

Les yeux verts du jaguar se braquèrent sur elle et un grognement sourd échappa au combattant. Mauvais. Très mauvais. Elle rendit son léger sourire à Yoshimitsu qui passait à côté d'elle pour s'enfoncer un peu plus loin dans le Central – sans doute pour rentrer chez lui – mais préféra rester encore un moment sur la plateforme, son regard pâle toujours braqué sur King. Elle aimait l'observer. Même sans son masque, il avait des gestes empreints d'une grâce toute féline, et on sentait la puissance des muscles sous la peau. A dire vrai, elle ne savait même plus depuis combien de temps elle l'aimait. Quelques années, sans doute. Mais lui... A croire qu'il n'arrivait pas à ouvrir les yeux sur ce que la « petite Jacobson » pouvait bien ressentir pour lui. Pourtant, ce n'était pas comme si elle se cachait vraiment, hein !

Au bout d'un certain temps, la brunette finit par s'approcher de lui et, après une légère hésitation, elle leva une main pour la poser sur l'épaule du catcheur. La réaction de ce dernier ne se fit pas attendre. Il la repoussa violemment et, babines retroussées sur ses crocs plutôt impressionnants, il lui rugit dessus. Tout simplement. Carolina ne put s'empêcher de reculer de quelques pas, les yeux écarquillés et le cœur battant à tout rompre, une drôle de boule douloureuse dans la gorge. C'était bien la première fois qu'il lui faisait ce coup-là. Bon, il fallait dire que d'habitude, il retirait son masque directement après son passage dans le Game Space. Elle se mordit la lèvre. « Laisse-moi au moins te mettre des pansements sur les plus grosses blessures. De toute façon t'as pas le choix, si tu te barres avant, je t'assomme. »

Bien piètre tentative d'humour. Avec un sourire un peu crispé, elle alla chercher la trousse de soins qui trônait toujours en évidence sur une des étagères de la pièce, à l'usage de tous les personnages. Après quoi elle obligea King à s'asseoir sur une chaise. Cette fois, peu lui importait qu'il lui rugisse dessus ou non. Elle avait fini par avoir l'habitude de ses sautes d'humeur intempestives. Même si, au fond, ça faisait toujours un peu mal de se faire rabrouer aussi sèchement qu'il pouvait le faire. Bref. La dresseuse finit par s'emparer d'un coton qu'elle imbiba de désinfectant et, le plus délicatement possible, elle le passa sur une grosse plaie qui barrait l'épaule droite du jaguar. « Je voulais pas... te mettre encore plus de mauvaise humeur. Si c'est le cas, j'en suis désolée. »
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MessageSujet: Re: tired of waiting for you (pv. King)   Mar 6 Déc - 23:35

« Laisse-moi au moins te mettre des pansements sur les plus grosses blessures. De toute façon t'as pas le choix, si tu te barres avant, je t'assomme. » Mais ?! Elle était stupide ou quoi ?! Il ne voulait pas de ses pansements ! Il ne voulait absolument pas de son aide ! Il pouvait très bien s'en sortir tout seul ! Il allait aller se changer, il allait mettre sa veste, son pull, et il irait se faire soigner au poké-centre, il ne voulait pas qu'elle s'occupe de lui maintenant bordel ! Sa queue fouetta l'air violemment, de droite à gauche, émettant un sifflement. Le rugissement se mua en grognement de mécontentement. Non, il ne voulait pas, mais il n'avait pas l'air d'avoir le choix. Et, même s'il voulait lui répondre, il allait devoir enlever le masque, et c'était une chose qu'il ne faisait jamais avec un public, même si ledit public était Carolina. Il fallait dire qu'en plus, avec ELLE quoi, il n'allait pas le faire.

Parce qu'il se souvenait encore de la réaction de la petite quand elle avait essayé par curiosité de le mettre, quelques années plus tôt. L'horreur. Déjà, King avait pété son câble, parce que le masque, c'était sacré. Mais, c'est pas juste mettre le masque. C'est le masque qui s'accroche à la peau, et qui fait union avec le visage qui le porte. Alors, il se souvient l'avoir vue traumatisée par le début du processus. A peine l'intérieur du masque touche-t-il la peau que la matière commence à s'accrocher... Vraiment désagréable pour ceux qui n'ont pas l'habitude. Alors pour l'enlever. King laissa battre sa queue. Serrant les poings, défaisant les bandages autour de ses poignets de gestes précis mais rapides. Par il ne savait quel miracle, elle parvint à le faire s'asseoir. Sa queue passa à travers les montants de la chaise et se mit à battre de droite à gauche – par réflexe, il était agité et énervé, il ne s'en rendait plus vraiment compte. Tant pis. Ses oreilles se plaquèrent contre son crâne lorsqu'elle appliqua le coton imbibé de désinfectant sur ses plaies, et il serra les mâchoires. Les crocs s'emboîtant parfaitement, mâchoire supérieure et mâchoire inférieure parfaitement mesurées.

« Je voulais pas... te mettre encore plus de mauvaise humeur. Si c'est le cas, j'en suis désolée. » Se passant la langue sur les babines, King tourna la tête vers la jeune dresseuse. Elle était foncièrement désolée, il le savait, mais il ne voyait pas pourquoi elle s'évertuait à l'aider alors qu'il pouvait s'en sortir tout seul. Elle avait toujours été comme ça, à lui filer de la bouffe quand il crevait de faim. Il avait même dû promettre à ses parents de s'écarter d'elle, parce que lui, issu d'un jeu de combat, n'avait pas nécessairement le même prestige qu'elle, issue d'un jeu pokémon. Ah, la dure vie des races de personnages de jeux...

Le picotement du désinfectant dans la plaie arracha un gémissement plus proche du ronronnement s'échappa du fond de sa gorge, et sa queue frappa violemment le pied de la chaise, mais il ne s'en rendit pas compte. Ses oreilles se plaquèrent à nouveau contre son crâne, un peu comme un cheval effrayé. Puis, une fois que la brûlure passa, elles se redressèrent légèrement, mais flasques encore. Comme s'il était désolé et dépité à la fois. Oui, non, il n'avait pas été obligé de montrer les crocs à Carolina, elle ne voulait qu'aider. Puisqu'il ne pouvait pas parler, il émit une espèce de gémissement sifflant pour tenter de lui faire comprendre qu'il s'excusait. Ses billes vertes, ses yeux, baissées, il se concentrait plutôt pour ne pas se laisser influencer par la douleur du désinfectant. Ses oreilles se redressaient et trahissaient ses émotions – qu'est-ce que c'était chiant ça – et surtout il ne pouvait pas le contrôler. Quand ça faisait mal, elles se rabattaient contre son crâne, puis elles se redressaient légèrement, et dès qu'un bruit se faisait entendre, elles s'orientaient vers le bruit. Comme un vrai chat, quoi.

Cependant, les cheveux lâchés de la dresseuse pokémon touchaient les moustaches. Il bougea les babines car ça le chatouillait, mais à nouveau le désinfectant le déstabilisa et à nouveau, les oreilles se rabattirent. Tu parles. Des fois, quand on demande pourquoi Dieu n'a-t-il pas fait un signe lisible des émotions et des sensations, ben là, Carolina, entre la queue qui ne cessait d'aller de droite à gauche, et les oreilles... Mais, mine de rien, King était content qu'elle panse ses plaies. Il préférait elle qu'une infirmière au centre pokémon.

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MessageSujet: Re: tired of waiting for you (pv. King)   Mer 7 Déc - 13:23

Un léger silence finit par s'installer entre eux, juste brisé par le bruit de l'air battu par la queue de King et celui de l'alcool à quatre-vingt-dix degrés que Carolina versait régulièrement sur les cotons. Ce genre de silence plutôt agréable, qu'on retrouve souvent entre des amis de longue date. Au fur et à mesure, elle posait compresses et pansements sur les blessures du jaguar, un peu maladroitement, il est vrai. Loin de l'efficacité toute professionnelle d'une infirmière du pokécentre, mais ça partait d'une bonne intention, alors... Le drôle de gémissement qu'il poussa la déstabilisa légèrement et elle lui renvoya un regard étonné, un sourcil haussé. Ses oreilles légèrement rabattues sur son crâne lui indiquèrent son état d'esprit présent et un petit sourire amusé apparut sur ses lèvres. « C'est pas grave. Je devrais avoir l'habitude, je sais parfaitement que t'es de mauvaise humeur quand tu te fais latter la tronche. » Ca aidait, parfois, de se connaître depuis des années...

Les épaules étaient maintenant pansées, restait à passer au torse toujours dénudé de King. Carolina plissa légèrement le nez. Parfois, elle regrettait de ne pas réfléchir avant de dire ou de faire quelque chose, ou même de ne pas porter un masque de temps en temps. Non parce que bon, le torse de King, elle faisait une fixette dessus depuis des années. Quand elle était plus petite, elle se demandait souvent comment il faisait pour avoir autant de muscles. Aujourd'hui, c'était à caractère autrement moins scientifique et bien plus mauvais pour les bonnes mœurs. Là, sérieusement, elle envoyait quelques prières à Latias, Dialga, Celebi et tous les Pokémons légendaires qu'elle connaissait pour ne surtout, surtout pas rougir. Ca la fichait mal, sinon. En se mordillant la lèvre, elle finit par s'accroupir en face de lui – au moins il n'avait plus ses cheveux dans les moustaches. Et on reprenait le boulot d'infirmière.

La dresseuse prit d'abord le temps de désinfecter les plaies les plus minimes avant de s'attaquer à celles, plus importantes, qui laissaient toujours suinter du sang. Jusqu'à la dernière, beaucoup plus large et apparemment plus profonde, qui barrait son ventre. Elle la désinfecta et y posa quelques strips pour en rapprocher les bords, mais elle ne pouvait pas faire beaucoup mieux. « Pour celle-ci, tu ferais mieux de consulter. Je suis pas sûre qu'un pansement suffirait... » Elle se redressa bien vite sur ses pieds, les joues légèrement colorées de rose, et passa une main gênée dans ses cheveux. « Je vais te laisser te changer. On peut rentrer ensemble au château si tu veux, je t'attends à côté. » Avec un léger sourire, elle fila donc dans une autre pièce, le bruit de ses pas résonnant dans le portail.

Ouais, c'est ça. File te planquer pour te calmer un peu, ça ira mieux ensuite.
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MessageSujet: Re: tired of waiting for you (pv. King)   Mer 7 Déc - 23:17

« C'est pas grave. Je devrais avoir l'habitude, je sais parfaitement que t'es de mauvaise humeur quand tu te fais latter la tronche. » Il aurait rigolé s'il avait pu. Mais King haussa simplement les sourcils – enfin, l'arcade sourcilière – en la laissant continuer de le panser. Le silence s'installa petit à petit, et il sentit sa rage retomber peu à peu. En fait, il avait bien fait d'accepter que Carolina le soigne. Parce que sinon, il serait rentré chez lui, enragé, il aurait eu des nouveaux cas de règlement de comptes ou de Dieu sait quoi d'autre en tant que Commissaire – il aurait dû passer au Commissariat aussi, au passage – et il aurait envoyer balader tout le monde. Alors, il était content que Carolina l'ait retenu. Parce que, au moins, ça avait eu le côté positif de le calmer petit à petit. Et de le calmer, déjà, tout court. La dresseuse se pencha en avant pendant que King relevait la tête pour fixer l'aire d'arrivée. Il y avait plusieurs personnages en utilisation. Il se sentait serré dans son costume de commissaire, et il aurait bien aimé retrouver la souplesse de son jean. C'pas rien, mais le costume moulant, et les bottes.. Ca serre. Enfin. Il laissa la dresseuse s'occuper de son torse, et lorsqu'elle se pencha pour s'occuper de la blessure qui entrecoupait son ventre et qui saignait encore, il baissa la tête, ses yeux, billes vertes de jaguar, fixant les mains de la dresseuse. Si elle fourrait un truc de traviol dans la plaie, il allait rugir de douleur.

Elle posa des strips qui raccrochaient les bords de la plaie, et il serra les mâchoires. Sa queue trahit son agitation, lorsqu'elle ondula brutalement avant de retomber mollement, reprenant son va et vient de droite à gauche. « Pour celle-ci, tu ferais mieux de consulter. Je suis pas sûre qu'un pansement suffirait... » Génial. Il gémit – un gémissement félin, comme celui d'un chiot blessé – avant de respirer de façon ostentatoire, de façon rauque comme un lion assoiffé. Elle se redressa, et reprit la parole. « Je vais te laisser te changer. On peut rentrer ensemble au château si tu veux, je t'attends à côté. » Puis elle fila sans lui laisser le temps de réagir. Secouant la tête, gueule ouverte, King rigola de la meilleure façon qu'il pouvait, en claquant des mâchoires.

Carolina avait disparu de l'autre côté de la porte, et, s'assurant qu'une arrivée n'allait se faire, King se releva, avant d'attraper le loquet de son casier, aux vestiaires, pour composer le code et ouvrir ledit casier. Il en sortit une chemise blanche, rayée de bleu, un jean, des sous-vêtements. Puis, un sac en soie, assez grand, du style 25 x 25 centimètres. Il enleva le pantalon de catcheur, qu'il plia, avant d'enfiler le caleçon, puis le jean. Puis, il se redressa, et, sans regarder le miroir – il avait tellement l'habitude maintenant – il tâtonna légèrement sa clavicule, pour déterminer l'endroit qui séparait la fourrure de jaguar de sa peau d'être humain. Puis, délicatement, il tira, et immédiatement, le masque se détacha. Doucement. Il sentit, alors qu'il tirait de façon posée, et délicate, revenir la sensation de sa propre gorge et de ses cordes vocales. Il passa ses mains dans la fente créée par le détachement sur la gorge, et, flattant son menton, il détacha le masque, récupérant la sensation de sa langue à lui, de ses dents à lui, puis vint le museau qui se détachait du nez, et les yeux – il fut aveuglé l'espace de quelques infimes secondes, le temps que ses yeux bleus se rhabituent à la lumière – puis, il enleva le masque de ses cheveux, et, il sentit la queue de jaguar se rétracter en même temps qu'une sensation de brûlure le long de sa colonne vertébrale. Les nerfs qui se détachent. Et puis, il fut libre.

Il lança un coup d'oeil dans le miroir pour s'assurer que tout allait bien, puis il plia délicatement, presque religieusement, le masque de jaguar, avant de le glisser dans la poche en soie, et le mettre dans le sac qu'il portait en bandoulière, qui contenait son costume de jeu. Il n'y avait qu'à prier que le joueur ne se prenne pas la tête et exige une nouvelle partie. Il revint sur ses pas, puis il rejoignit Carolina, un sourire sur les lèvres – bordel que ça fait du bien de respirer par le nez et pas par le museau !

« T'aurais pas dû m'attendre, Carolina. T'as passé une journée aux jeux aussi. » Il lui adressa un sourire, avant de rajuster son sac sur ses épaules. Il vérifia qu'il y avait bien tout dans les poches de son jean – son badge de commissaire, entre autres. Ça pouvait être utile. Enfin. Il reprit la parole :

« Désolé pour tout à l'heure.. Mais l'autre imbécile de joueur m'a pris comme adversaire en mode entraînement. Impossible de faire quoique ce soit à part accuser les coups. Je te jure que des fois, j'ai juste envie de le... » Il serra les poings, avant de secouer la tête. Reste calme, King. Enfin Dwight, du coup. Mais tout le monde l'appelait King, maintenant, il avait l'habitude et il ne se présentait plus comme Dwight Collins. C'était King, et tout le monde l'appelait comme ça. Sauf peut-être Carolina. Mais Carolina, c'était la petite Carolina qui s'était toujours obstiné... Même quand ses parents refusaient de la laisser aller le voir. M'enfin. Elle était têtue. Lui aussi. Mais d'une autre sorte de têtue.

Et. Dieu de bordel de merde, que ça fait du bien de pouvoir utiliser ses cordes vocales un peu. A part les grognements, pas grand chose à faire. M'enfin, ça faisait partie de son personnage.. Que voulez-vous.

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MessageSujet: Re: tired of waiting for you (pv. King)   Jeu 8 Déc - 11:53

Carolina se laissa tomber sur une chaise avec un soupir bruyant puis se pencha en avant, les mains fourrées dans ses longs cheveux bruns. Son propre comportement lui donnait parfois envie de pleurer. « Idiote. Imbécile de Jacobson, tu deviens de plus en plus comme Alizée. » Elle se passa les deux mains sur le visage, respirant un moment l'odeur étrangement réconfortante de ses gants en cuir bleu. Malheureusement pour elle, la championne était étrangement consciente de son caractère et du comportement qu'elle pouvait avoir envers les autres. Elle pouvait paraître immature sous certains abords, malgré ses vingt-sept ans (il ne fallait pas oublier qu'elle n'en avait que vingt dans son jeu, et encore, peut-être même un peu moins – tout juste sortie de l'adolescence en gros) mais elle possédait la qualité d'avoir une vision aiguë d'elle-même. Parfois trop aiguë.

Son moral, pourtant légendaire au Central, commençait doucement à s'éroder avec le temps. Elle ne savait même plus ce qu'elle attendait de King. Elle l'aimait, c'était au moins une certitude, mais la chose ne semblait pas partagée. Abandonner le combat semblait soudain une idée bien tentante... Lentement, elle retira les gants qui protégeaient ses mains pour les coincer dans sa ceinture, puis fit glisser la fermeture éclair de sa veste pour la laisser ouverte et ne plus rester qu'en simple brassière de sport blanche, très simple. Elle se sentait fatiguée, d'un seul coup. Dormir. Juste dormir une douzaine d'heures sans être réveillée par cette musique agaçante qui annonçait qu'on avait besoin d'elle dans le Game Space.

La brunette bâillait à s'en décrocher la mâchoire, tout en se frottant un œil, quand King revint avec un sourire jusqu'aux oreilles. Et surtout, sans son masque. « T'aurais pas dû m'attendre, Carolina. T'as passé une journée aux jeux aussi. » Distraitement, elle haussa les épaules. « C'est pas mon boulot de championne d'arène qui est le plus crevant... » Il lui avait souvent répété cet état de fait quand il était en colère et qu'elle avait le malheur de lui faire une réflexion, qui se voulait pourtant innocente. Elle resta encore une minute ou deux sur sa chaise avant de se décider à se lever, tout en tripotant machinalement son harnais qui pendait contre ses cuisses. Mal à l'aise. « Je dors pas super bien en ce moment, et puis avec tous ces mômes qui jouent à Pokémon, je suis appelée n'importe quand, alors... »

« Désolé pour tout à l'heure.. Mais l'autre imbécile de joueur m'a pris comme adversaire en mode entraînement. Impossible de faire quoique ce soit à part accuser les coups. Je te jure que des fois, j'ai juste envie de le... » « ... l'éventrer ? Le castrer ? Lui faire bouffer ses couilles et le pendre avec ses tripes ? » suggéra la jeune femme avec un léger sourire aux lèvres. Elle posa une main légère sur son bras, lui tapotant le biceps avec une certaine affection. « Je te comprends tout à fait. » Ca lui arrivait aussi de pester contre les joueurs dans son propre jeu. « Mon pauvre Dwight face à Yoshimitsu, non, vraiment, totalement injuste. » En espérant qu'il ne prenne pas trop mal son ton moqueur.
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MessageSujet: Re: tired of waiting for you (pv. King)   Ven 9 Déc - 23:39

C'était magnifique, combien Carolina pouvait être affectueuse. Il se souvenait de ces dizaines de fois où elle avait bravé l'interdit parental pour venir s'occuper de King, avant de finalement prendre son indépendance. Et que King finisse sur le droit chemin. Peut-être, qu'inconsciemment, tout ce qu'il avait jamais voulu, avait été rendre les parents de Carolina fiers des amis de leur fille. Parce que, franchement, l'orphelin du coin, promis aux jeux de combats sans autre but que de se taper les uns sur les autres... Il y avait mieux. Au moins, Carolina était une championne d'arène, dans son jeu. Elle était restée assise quand il était revenu du vestiaire, la sacoche sur les épaules. « C'est pas mon boulot de championne d'arène qui est le plus crevant... […] Je dors pas super bien en ce moment, et puis avec tous ces mômes qui jouent à Pokémon, je suis appelée n'importe quand, alors... »

Fronçant les sourcils, King tendit la main à la jeune demoiselle, assise encore en brassière de sport, afin de l'aider à se lever, mais elle le fit sans son aide. Puis, elle vint s'appuyer contre son bras. C'était dommage qu'il ne conserve pas ses tatouages dans le jeu. M'enfin, personne n'était parfait. Et puis, ça lui permettait de voir ses bras sans l'encre enfoncée dans l'épiderme, mine de rien. Lorsqu'elle affirma comprendre son sentiment de désespoir face à son joueur écervelé, King eut un sourire. Cependant, au son du « Mon pauvre Dwight face à Yoshimitsu, non, vraiment, totalement injuste » de Carolina, son sourire se transforma en moue mi boudeuse. Elle était bien la seule, l'unique, la dernière, à avoir le droit de l'appeler Dwight. C'était du passé tout ça. Il ne se présentait que comme King. Ce n'était pas du tout parce qu'il faisait attention à la signification du mot – King, Roi, certes, bla bla bla – il s'en foutait. C'était juste qu'il répondait mieux à King qu'à Dwight maintenant. Tu parles d'une espèce de dédoublement de personnalité réussi. HAH. Il rajusta son sac en bandoulière.

Il se rapprocha ensuite de Carolina, afin d'attraper la fermeture éclair de sa veste, afin de la re-zipper correctement. Il adressa un sourire à sa colocataire – mine de rien, ça l'influençait beaucoup – avant de lui tendre le bras. Ils n'avait plus rien à faire dans la zone d'arriver, et, de toute façon, les joueurs semblaient avoir éteints leur console ou changé de jeu. De toute façon, King n'était pas aussi populaire que les autres personnages de pokémon, zelda, mario ou sonic. Il était du genre chanceux, même s'il était tout de même suffisamment demandé. Ca posait parfois problème avec son métier de Commissaire. En pleine enquête, être appelé au Game Space... La double vie pouvait parfois être très dure.

« Allez, viens. J'te ramène chez nous, puis j'irais au poké-centre, m'okay? » Il désigna son ventre d'un léger regard. Il ne trahissait apparement plus de douleur – mais ça, c'était simplement parce qu'il n'y avait plus ni oreille, ni queue de jaguar pour le trahir. C'était bien chiant, de ce côté là, il était comme un livre ouvert lorsqu'il portait le masque de jaguar. Il planta ses yeux d'un bleu glacial – et pourtant si réconfortant – dans ceux de Carolina, marquant son insistance. En réalité, vis à vis de la Caro, King se considérait plutôt comme un grand frère. Loin de se douter que le sentiment réciproque était tout contraire et qu'elle n'attendait simplement qu'il se rende compte que non, elle ne voulait pas seulement de l'amitié, ou de la fraternité.

Mais bon. Faudrait peut-être que soit, que Caro lui dise, soit qu'il y réfléchisse clairement. Mais il avait d'autres soucis en tête sur le moment. Il reprit la parole : « Et tu as pas ton mot à dire, mademoiselle. » Vous avez dit grand frère ?

Peut-être qu'il y avait un accord tacite entre lui et les parents de Carolina. En réalité, il leur avait promis de veiller sur la petite, en tant qu'assurance pour vivre avec elle. Certes, les parents de la petite le connaissaient d'avant la naissance de leur fille – de toute façon, King était connu de tous les personnages de jeux plus anciens – alors, il était normal qu'ils lui accordent le bénéfice du doute. Et, pour l'instant, King était très protecteur envers Carolina. C'était vrai qu'il la considérait comme une petite sœur. Peut-être c'était la différence d'âge qui provoquait un blocage au niveau affectif et l'empêchait de passer au niveau supérieur. Il n'avait pas remarqué le regard de Carolina. Il ne s'en doutait même pas.

Aussi, qu'est ce que vous vouliez savoir ? A part quelques amitiés, amantes, il n'avait jamais vraiment ressenti quelque chose. Trop occupé par son jeu, ses règles, son statut de Commissaire. Il serait peut-être temps d'y faire quelque chose...
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tired of waiting for you (pv. King)

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